Archive for the ‘Non classé’ category

Borloo lance le Grenelle de la Mer

février 27, 2009

Après le Grenelle de l’environnement, le gouvernement lance le Grenelle de la Mer ! Une bonne nouvelle, car, comme son prédécesseur, ce groupe constitué de cinq collèges représentant l’Etat, les collectivités locales, les entreprises, les représentants des salariés et les ONG environnementales devraient soulever toutes les questions relatives au monde de la mer dans son ensemble !

A la fin du mois de mars, les groupes de réflexion devraient être constitués et commencer un débat de 3 mois autour des thèmes de la biodiversité, de la recherche halieutique, de la pollution, de la recherche, de la santé…

C’est ce matin à bord du trois-mâts « La Boudeuse », amaré en bord de Seine, que le ministre a donné le coup d’envoi officiel de sa démarche. « Dans le Grenelle de l’environnement, il y avait une partie mer, mais nous avons voulu aller plus loin, mettre en réseau tous les savoirs et toutes les propositions », a déclaré M. Borloo au Figaro. Il a ajouté également vouloir que ce Grenelle se penche sur les capacités énergétiques de la mer.

Le ministre a aussi insisté sur le fait que l’ensemble de la population, à différentes échelles, serait intégrée dans cette « océanoscopie » du patrimoien martime français, qui, rappelons-le, est le deuxième mondial : « On regardera tout. Cela va du nettoyage des plages avec les mômes aux recherches scientifiques de très haut niveau ». Les premiers résultats seront évoqués dès mai, et le ministre a affirmé que des mesures seront prises « avant la fin de l’année ».

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Repas de famille chez les baleines franches

février 10, 2009

baleine-a-bosseSouvenez-vous, la semaine dernière, j’évoquais sur Eco de Mer l’étonnante aptitude des dauphins à « cuisiner » leur proie avant de la dévorer. Une étude de l’Institut argentin de protection des baleines et des chercheurs de l’Université de l’Utah, aux Etats-Unis ont démontré cette semaine que les baleines australes, elles, montraient à leurs petits leurs « bonnes adresses » de la mer.

Après des mois de diète ayant précédé la mise au monde de leur petit, les baleines franches quittent les eaux argentines pour aller se nourrir dans l’Atlantique. Un vrai voyage « gastronomique », selon les chercheurs américains et argentins qui ont démontré que les individus d’une même lignée avaient l’habitude de se nourrir aux mêmes endroits, à la recherche de leur nourriture favorite, le krill.

Un « Dakar » 100% écolo

février 6, 2009

« Paris-Dakar » : deux mots qui font débat ! Pour les uns c’est avant tout un exploit sportif, pour d’autres, guère plus qu’un gigantesque remue-ménage au cœur de zones naturelles et des quantités effarantes de CO2 distillées en plein désert.

Un homme va les réconcilier ! Il s’appelle Xavier Van der Stappen et c’est un ethnologue belge. Si son but : rallier Dakar, évidement, mais pas seulement ! Le quadragénaire belge veut atteindre la capitale sénégalaise sans utiliser une seule goutte de carburant. C’est donc à bord d’un kart à voile de 27 kg que cet homme engagé va longer les 4 000 km de côtes africaines le séparant de son objectif.

« Paris-Dakar no oil », est avant tout pour son instigateur une façon de promouvoir les énergies renouvelables. L’idée est en effet née il y a quatre mois, lors d’une discution entre l’ethnologue venu donner au Sénégal une conférence sur les énergies propres et Jean-Christophe Ruffin, l’ambassadeur de la France dans le pays. « J’ai donné une conférence à des gens qui polluent moins que nous. Pour venir, j’ai pris l’avion, un des moyens de transports les plus polluants. ». C’est donc décidé, la prochaine fois que Xavier Van der Stappen reviendra, il le fera sans utiliser une seule goutte de pétrole et d’énergie fossile.

Le départ sera lancé ce week-end. C’est le début d’une grande aventure entre mer et terre au rythme du vent et du tricycle électrique conçu pour l’occasion, pouvant atteindre des pointes jusqu’à 90 km/h.

Pour découvrir tous les détails de ce projet fou : rendez-vous ici !

Interview d’Olivier de Kersauson

janvier 20, 2009

oceans_songsJournaliste pour le magazine « Temps Libre », j’ai eu l’occasion d’interviewer Olivier de Kersauson pour la sortie de son dernier livre « Ocean’s songs » (paru aux Editions du Cherche-Midi).

Voici un petit extrait :

Dehors, il fait tempête. J’ai rendez-vous avec Olivier de Kersauson dans son hôtel parisien, à deux pas des Champs-Elysées. Dans le confort douillet du salon, loin de cette image d’homme bourru qui lui colle à la peau, c’est un poète aux paroles sensibles qui évoque sa vie de marin et son port d’attache ad vitam aeternam : les océans.

“Ocean’s songs” retrace votre vie. Après 40 ans de navigation, est-ce l’heure du bilan ?
Non, car les choses ne sont pas finies ! (rires) C’est un regard que je porte sur le monde maritime et les raisons pour lesquelles j’ai été capté par les océans. Je trouvais aussi intéressant de parler de la mer car aujourd’hui, à part nous, les navigateurs, plus personne ne la regarde. Sa forme, le clapot, la houle, les nuages, la température : ce monde est extraordinaire, pas monotone. Pourtant, pour beaucoup de gens c’est un truc bleu en face de leur transat.

Envie de lire la suite ? Rendez-vous ici !

Un chercheur qui a du nez

septembre 5, 2008

Je peux peser jusqu’à 4 tonnes, je mesure 6 mètres, porte une robe grise, réalise des mesures océanographiques et suis capable de plonger à plus de 1 500 mètres …. Qui suis-je ? Un océanographe bien portant ? Une machine révolutionnaire ? Non, un espion aussi efficace qu’inattendu : un éléphant de mer!

Afin de réaliser des mesures dans l’Océan Austral, l’un des océans le moins connu et le plus inaccessible du globe, des chercheurs ont équipé une soixantaine de ces gros phoques à trompe de balises Argos miniaturisées. Ainsi que le révèle un rapport publié le 11 août 2008 dans la revue Proceedings of National Academy of Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l’activité philosophique, et fut pendant…) of the USA (PNAS), ces études menées conjointement par des chercheurs du Muséum d’Histoire Naturelle, du CNRS et plusieurs équipes étrangères, permettent d’obtenir des informations inédites sur la température et la salinité du Sud de l’Océan Austral.

Cette méthode tout à fait originale a été initiée dans le cadre de l’Année Polaire Internationale. Les données, toutes inédites, car provenant de zones impraticables pour l’homme, sont transmises en temps réel aux laboratoires de recherche. Elles pourraient permettre aux scientifiques de mieux comprendre la circulation du courant circumpolaire Antarctique et d’analyser l’enrichissement en sel des profondeurs de l’océan en hiver. Transmises à l’Ifremer et à l’Organisation Météorologique Mondiale, ces informations permettent également d’évaluer l’impact du réchauffement climatique sur l’Océan Austral.

C’est en tout cas une belle revanche pour l’éléphant de mer, menacé d’extinction au début du XXème siècle. L’armada de pinnipèdes a d’ores et déjà permis de réaliser plus de 16 500 mesures, grâce à leurs soixante plongées quotidiennes à une profondeur moyenne de 600 mètres. Une autre campagne de ce type est actuellement en préparation en Terre Adélie. Cette fois-ci, les bénévoles sont des phoques de Weddell !