Appartements pour réfugiés climatiques

Publié janvier 28, 2009 par ecodemer
Catégories : Actu

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lilypadNom de code : Lilypad. Non, il ne s’agit pas là du nom d’une héroïne de jeux vidéos ; Lilypad est un projet fou, encré dans la réalité du logement des futurs réfugiés climatiques. Ainsi que l’annonce le dernier rapport du Giec (publié en 2007), le niveau de la mer devrait augmenter de 18 à 59 cm d’ici à la fin du siècle. Selon l’OCDE, ce seraient 150 million de personnes qui seraient menacées par cette montée des eaux. Jeune architecte belge, Vincent Callebaud a imaginé une cité, flottante, pour loger ces futurs réfugiés climatiques. Cet Ecopolis amphibie pourrait accueillir 50 000 habitants dont les logements seraient construits autour d’une lagune d’eau désalinisée. Rien n’a été laissé au hasard puisque cette réserve d’eau servirait de ballastage. En intégrant différentes énergies renouvelables (solaire, thermique et énergies photovoltaïque, énergie éolienne, hydraulique, marémotrice centrale électrique, d’énergie osmotique, phytopurification, biomasse), serait autosuffisante, et pourrait même se permettre le luxe de produire plus d’énergie qu’elle n’en consommerait. Cerise sur le gâteau, Lilypad serait aussi entièrement biodégradable et le recyclage y serait la norme.

Interview d’Olivier de Kersauson

Publié janvier 20, 2009 par ecodemer
Catégories : Non classé

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oceans_songsJournaliste pour le magazine « Temps Libre », j’ai eu l’occasion d’interviewer Olivier de Kersauson pour la sortie de son dernier livre « Ocean’s songs » (paru aux Editions du Cherche-Midi).

Voici un petit extrait :

Dehors, il fait tempête. J’ai rendez-vous avec Olivier de Kersauson dans son hôtel parisien, à deux pas des Champs-Elysées. Dans le confort douillet du salon, loin de cette image d’homme bourru qui lui colle à la peau, c’est un poète aux paroles sensibles qui évoque sa vie de marin et son port d’attache ad vitam aeternam : les océans.

“Ocean’s songs” retrace votre vie. Après 40 ans de navigation, est-ce l’heure du bilan ?
Non, car les choses ne sont pas finies ! (rires) C’est un regard que je porte sur le monde maritime et les raisons pour lesquelles j’ai été capté par les océans. Je trouvais aussi intéressant de parler de la mer car aujourd’hui, à part nous, les navigateurs, plus personne ne la regarde. Sa forme, le clapot, la houle, les nuages, la température : ce monde est extraordinaire, pas monotone. Pourtant, pour beaucoup de gens c’est un truc bleu en face de leur transat.

Envie de lire la suite ? Rendez-vous ici !

Plisson, la mer et l’Airbus A320

Publié janvier 19, 2009 par ecodemer
Catégories : En bref

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On connait bien Philip Plisson pour ses belles photos de mer et de bateaux. On connait moins l’artiste pour ses clichés d’avions…En voyage à New-York et guettant les lumières hivernales de fin de journée sur Manhattan,  le peintre de la Marine a été le témoin inattendu de l’amerrissage de l’Airbus A320 de la compagnie US Airways, sur l’Hudson River le 15 janvier dernier. Armé de son appareil photo, il a donc pris de son œil expert des clichés du sauvetage des 150 passagers et 5 membres d’équipage.

Pour voir ses clichés, c’est par ici !

Un prince au pays des empereurs

Publié janvier 19, 2009 par ecodemer
Catégories : Actu

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L’Antarctique a ce mois-ci un ambassadeur de choc : Albert de Monaco. Le souverain, sensible aux problèmes environnementaux a quitté le Rocher le 5 janvier dernier pour une expédition de quatre semaines au cœur du continent blanc.

Le prince Albert en Antarctique

Alerter l’opinion publique sur les conséquences du réchauffement climatique est l’ambition première du souverain qui, à l’occasion de l’Année Polaire Internationale a débuté le 5 janvier dernier un périple d’un mois en Antarctique. Au programme : la visite de 26 stations scientifiques et la rencontre de nombreux spécialistes internationaux. Loin de la rubrique « people », le prince a prouvé que l’on peut être une tête couronnée et doté d’un esprit vert. A noter également : c’est également le premier chef d’état à se rendre en ces contrées sauvages.

Le monarque a en effet fait la préservation de l’environnement une priorité depuis son couronnement. En 2006 il a atteint le Pôle Nord après 6 jours d’expédition à pied. Le 31 mai dernier, Monaco est devenu le 47ème pays signataire de du Traité de l’Antarctique, visant à règlementer les activités humaines sur ce continent particulièrement vulnérable au changement climatique.

Un projet international baptisé « Ice Cube »

C’est accompagné de Mike Horn que le prince a atteint le Pole et y a planté le drapeau monégasque par -40° puis a rejoint la base américaine Amundsen-Scott, à 300 mètres de là. Dans cette station spécialisée dans l’astronomie, 250 personnes y vivent l’été et 55 l’hiver. Actuellement un programme américano-européen de recherche en astronomie implique 50 personnes pour un coût de 270 millions de dollars (204 millions d’euros). Il exploite un cube d’un kilomètre enterré sous un kilomètre de glace, dont les capteurs permettent d’analyser les particules d’énergie provenant d’étoiles ayant explosé. A l’aide de puissants ordinateurs, il est ainsi possible de déterminer la provenance de ces particules et à quel type d’astre elles appartenaient. Ces recherches doivent permettre de comprendre ce qu’a été le Big Bang et comment notre planète s’est formée. Ces recherches sont possibles en Antarctique en raison de la pureté de l’air.

Trop de bruit dans l’océan ?

Publié octobre 8, 2008 par ecodemer
Catégories : Actu

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Vous souvenez-vous de Jojo le mérou, le poisson-star du « Monde du silence » et de sa valse cocasse avec Cousteau ?
Loin de cette vision idyllique, la quiétude de sa vie sous-marine n’est plus. « Aujourd’hui, il n’y a aucun endroit au monde qui ne soit pas pollué par ces sources sonores artificielles dans la mer » explique Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques (LAB) de l’Université Polytechnique de Catalogne (UPC). Le vacarme permanent provoqué depuis une centaine d’années par les bateaux à moteur, les forages, les sonars militaires et les sondages sismiques de recherche pétrolière a conquit la totalité des espaces sous-marins : un drame pour toute la faune sous-marine et notamment pour les cétacés.

En effet, alors que l’oreille humaine ne perçoit que 10% des sons aquatiques, les baleines et cachalots voient leur système de détection perturbé et peuvent ainsi  perdre leur sens de l’orientation et entrer en collision avec des navires ou s’échouer sur les côtes. Plus grave encore, Gustav Landin, chef du programme pour le milieu marin de l’UICN, assure qu' »une baleine peut être tuée instantanément par un son très violent », d’une intensité de 230 à 240 décibels. La déflagration d’une explosion sous-marine peut ainsi tuer les cétacés dans un rayon de 1 à 2 kilomètres souligne Michel André. Il y a donc urgence.

Bonne nouvelle : au printemps 2009, une vaste expédition scientifique à bord du voilier « Fleur de passion », lancée par la fondation suisse Antinéa et en partenariat avec l’UICN,  va être lancée afin de procéder à un état des lieux des océans.

A cette occasion, un programme intitulé « 20.000 sons sous les mers » devrait permettre d’établir une cartographie acoustique mondiale des océans.

D’après dépêche AFP du 8 octobre 2008.

BioMarine : le Davos de la mer

Publié octobre 6, 2008 par ecodemer
Catégories : Actu

BioMarine se tiendra du 20 au 24 octobre 2008

BioMarine se tiendra du 20 au 24 octobre 2008

Tous à vos agendas! Du 20 au 24 octobre prochain se tiendra à Marseille et à Toulon, un événement d’envergure mondiale pour sauver la mer : BioMarine .

Qualifié de « Davos de la mer », ce salon d’envergure mondiale est l’une des actions principales menées par la présidence de la France à l’Union Européenne. Scientifiques, industriels, responsables politiques de premier plan et élus locaux y seront présents, soit au total plus de 2000 personnes venus du monde entier pour débattre et favoriser le développement de projets permettant un développement durable des activités liées à la mer. Une grande première, parrainée par la navigatrice Maud Fontenoy.

Le développement durable maritime sera abordé à travers différentes thématiques telles que la construction de navires plus propres, la pollution des fonds marins, mais aussi la protection des populations face aux catastrophes maritimes ou la piraterie…

Ce salon affirme une volonté de faire avancer les choses concrètement pour le milieu maritime. Ainsi, le secrétaire général de la mer a affirmé  » L’Europe s’est fixé comme objectif d’avoir une Méditerranée dépolluée à l’horizon 2020. Ce forum est l’occasion de faire avancer les décisions politiques ».

Rendez-vous dans deux semaines pour parler plus amplement de cet évènement et mesurer les décisions qui auront été prises.

La ruée vers l’Arctique

Publié septembre 15, 2008 par ecodemer
Catégories : Actu

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Le 2 aout 2007, une équipe scientifique russe plantait un drapeau en titane à 4 000 mètres sous l’eau, à la verticale du pôle dans l’océan arctique. Alors que « l’exploit » est comparé dans les médias russes à l’envoi du premier homme dans l’espace, il est surtout l’un des premiers pas franc engagé dans la bataille géopolitique pour le contrôle des grandes ressources de l’Arctique.

Il y a quelques semaines, l’agence gouvernementale américaine de recherche géologique (USGS) a estimé à 412 milliards de barils équivalent pétrole les ressources inexploitées d’or noir et de gaz dans le cercle Arctique, soit environ un quart des ressources mondiales encore inexploitées. 84% de ces réserves se situent au large…

L’étau semble se resserrer chaque jour davantage autour de l’océan Arctique. Bouleversé par le réchauffement climatique, le continent blanc est plus que jamais au centre des convoitises de ses pays littoraux (Russie, Etats-Unis, Canada, Danemark et Norvège) qui voient en la fonte des glaces, l’opportunité d’exploiter de grandes ressources de gaz et de pétrole encore inexploitées et sur lesquelles ne pèsent aujourd’hui aucune juridiction.

Une fonte estivale record

Selon des estimations publiées le 12 septembre dernier, « la banquise disparaitra totalement entre 2013 et 2040″, a affirmé Clive Desiré-Tesar, porte-parole du programme Arctique de WWF. Elle enregistre d’ailleurs cette année la plus grande fonte estivale. Ce contexte critique pour l’environnement trouve un écho plus favorable chez les pays frontaliers pour, d’une part, l’ouverture du passage du Nord-Ouest mais surtout pour l’exploitation des ressources énergétiques qui deviendraient potentiellement accessibles avec la fonte de la banquise.

Le 9 septembre dernier s’est tenue au Groenland une conférence internationale sur les enjeux de l’Arctique. La Commission européenne a annoncé à cette occasion qu’elle allait présenter « un programme d’action pour contribuer à préserver et protéger l’environnement arctique fragile et pour assurer une gestion durable de ses ressources ».

Des tensions internationales

Pourtant, la ruée vers l’arctique s’accélère : en aout dernier, Otawa a annoncé des investissements pour cartographier le potentiel minéral et énergétique du Grand Nord. Dans un autre domaine, au coude à coude avec la Russie pour la conception de dirigeables cargo, en vue de transporter les éventuelles ressources dans ce milieu hostile pour les hommes. Les dissenssions entre les Etats-Unis et la Russie ainsi qu’avec le Canada sont de plus en plus perceptibles. Sarah Palin, candidate au poste de vice-présidente aux côtés de John McCain se positionne favorablement à l’extension des forages au large de l’Alaska. Le candidat républicain s’est également déclaré en faveur de la fin du moratoire fédéral qui empêche l’exploration offshore.