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Du vin à la mer

mars 31, 2009

Si cela est écologique, là n’est pas la question : l’information est cocasse et mérite seulement d’être connue ! Il était une fois un ostréiculteur de 28 ans, Nicolas Labarthe, et un jeune viticulteur, Franck Labeyrie, 32 ans. Tous deux perpétuaient la lignée professionnelle de leur famille, l’un dans l’ostréiculture, l’autre dans le vin…

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Le 30 mars dernier, dans le bassin d’Arcachon, ils ont décidé d’unir leur destin ! Le premier a plongé dans les eaux claires de son parc à huitres, le breuvage du second pour une expérience aussi originale qu’audacieuse. « Je souhaite utiliser la technique ostréicole pour élever mon vin, laisser les bouteilles subir les mouvements des marées dans une température constante », a expliqué le jeune viticulteur au journal Sud-Ouest. Les crus (Sauvignon et Graves notamment) vont ainsi demeurer dans l’océan durant quatre mois, près de l’île aux oiseau, un site protégé. Les 2 000 bouteilles déposées dans l’eau à la façon des huîtres sortiront de la mer dans quatre mois et seront dégustées, pour les premières bouteilles, au salon Vinexpo en juin prochain. Le reste sera vendu aux restaurateurs du bassin d’Arcachon pour accompagner leurs compagnes d’immersion : les huîtres !

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Borloo lance le Grenelle de la Mer

février 27, 2009

Après le Grenelle de l’environnement, le gouvernement lance le Grenelle de la Mer ! Une bonne nouvelle, car, comme son prédécesseur, ce groupe constitué de cinq collèges représentant l’Etat, les collectivités locales, les entreprises, les représentants des salariés et les ONG environnementales devraient soulever toutes les questions relatives au monde de la mer dans son ensemble !

A la fin du mois de mars, les groupes de réflexion devraient être constitués et commencer un débat de 3 mois autour des thèmes de la biodiversité, de la recherche halieutique, de la pollution, de la recherche, de la santé…

C’est ce matin à bord du trois-mâts « La Boudeuse », amaré en bord de Seine, que le ministre a donné le coup d’envoi officiel de sa démarche. « Dans le Grenelle de l’environnement, il y avait une partie mer, mais nous avons voulu aller plus loin, mettre en réseau tous les savoirs et toutes les propositions », a déclaré M. Borloo au Figaro. Il a ajouté également vouloir que ce Grenelle se penche sur les capacités énergétiques de la mer.

Le ministre a aussi insisté sur le fait que l’ensemble de la population, à différentes échelles, serait intégrée dans cette « océanoscopie » du patrimoien martime français, qui, rappelons-le, est le deuxième mondial : « On regardera tout. Cela va du nettoyage des plages avec les mômes aux recherches scientifiques de très haut niveau ». Les premiers résultats seront évoqués dès mai, et le ministre a affirmé que des mesures seront prises « avant la fin de l’année ».

Repas de famille chez les baleines franches

février 10, 2009

baleine-a-bosseSouvenez-vous, la semaine dernière, j’évoquais sur Eco de Mer l’étonnante aptitude des dauphins à « cuisiner » leur proie avant de la dévorer. Une étude de l’Institut argentin de protection des baleines et des chercheurs de l’Université de l’Utah, aux Etats-Unis ont démontré cette semaine que les baleines australes, elles, montraient à leurs petits leurs « bonnes adresses » de la mer.

Après des mois de diète ayant précédé la mise au monde de leur petit, les baleines franches quittent les eaux argentines pour aller se nourrir dans l’Atlantique. Un vrai voyage « gastronomique », selon les chercheurs américains et argentins qui ont démontré que les individus d’une même lignée avaient l’habitude de se nourrir aux mêmes endroits, à la recherche de leur nourriture favorite, le krill.

Un « Dakar » 100% écolo

février 6, 2009

« Paris-Dakar » : deux mots qui font débat ! Pour les uns c’est avant tout un exploit sportif, pour d’autres, guère plus qu’un gigantesque remue-ménage au cœur de zones naturelles et des quantités effarantes de CO2 distillées en plein désert.

Un homme va les réconcilier ! Il s’appelle Xavier Van der Stappen et c’est un ethnologue belge. Si son but : rallier Dakar, évidement, mais pas seulement ! Le quadragénaire belge veut atteindre la capitale sénégalaise sans utiliser une seule goutte de carburant. C’est donc à bord d’un kart à voile de 27 kg que cet homme engagé va longer les 4 000 km de côtes africaines le séparant de son objectif.

« Paris-Dakar no oil », est avant tout pour son instigateur une façon de promouvoir les énergies renouvelables. L’idée est en effet née il y a quatre mois, lors d’une discution entre l’ethnologue venu donner au Sénégal une conférence sur les énergies propres et Jean-Christophe Ruffin, l’ambassadeur de la France dans le pays. « J’ai donné une conférence à des gens qui polluent moins que nous. Pour venir, j’ai pris l’avion, un des moyens de transports les plus polluants. ». C’est donc décidé, la prochaine fois que Xavier Van der Stappen reviendra, il le fera sans utiliser une seule goutte de pétrole et d’énergie fossile.

Le départ sera lancé ce week-end. C’est le début d’une grande aventure entre mer et terre au rythme du vent et du tricycle électrique conçu pour l’occasion, pouvant atteindre des pointes jusqu’à 90 km/h.

Pour découvrir tous les détails de ce projet fou : rendez-vous ici !

150 scientifiques s’engagent contre l’acidification des océans

février 4, 2009

A la surface de la terre, nous avons à composer avec les gaz à effet de serre et une augmentation effrénée du taux de CO2 dans l’air. Sous les eaux, cette pollution se répercute par une acidification croissante des océans.

Cette acidification des océans est provoquée par l’absorption par la mer du Co2 produit par les activités humaines. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 22 millions de tonnes de dioxyde de carbone absorbés chaque jour par la grande bleue, soit une augmentation de 30% depuis le début de la révolution industrielle (le début du XIXème siècle en France). Plus précisément, les émissions de Co2 à la surface de la terre correspondent à 11kg par personne et par jour. Cela correspond à un peu moins de 15 litres d’essence par personne ! (un litre correspond à 0,755kg) La mer absorbe un quart de ces rejets. Selon un rapport de l’Unesco, cette acidification rapide pourrait être très néfaste aux récifs coralliens, qui abritent près d’une quart des poissons des océans du monde.

Pour avertir l’opinion publique et les dirigeants, 150 scientifiques de 26 pays ont signé le 30 janvier dernier la déclaration de Monaco, issue d’un Symposium international sur l’Océan. Cet événement, organisé par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO avait réuni 250 scientifiques. « La chimie des océans joue un rôle si essentiel et les changements qui l’affectent sont si rapides et si graves que leurs effets sur les organismes semblent désormais inévitables », a déclaré James Orr du Laboratoire de l’environnement marin de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et président du symposium. « La question maintenant est de savoir quelle sera l’ampleur des dégâts et à quelle vitesse ils se produiront » a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus, je vous conseille ce lien : http://www.ocean-acidification.net/

Water World

février 3, 2009

Après avoir révolutionné le monde de la cartographie et permis à tous de s’offrir un voyage dans la dimension 3D en quelques clics, Google nous invite depuis hier à plonger dans tous les océans du monde.

Il y a eu la Terre, la Lune et Mars. Aujourd’hui, c’est le monde sous-marin qui est à portée de souris. La planète bleue dévoile en effet les dessous de sa ligne d’horizon dans la nouvelle version 5.0 de Google Earth.

Google Earth

Google Earth

Chic, en ce temps maussade, j’irais bien piquer une petite tête dans le Pacifique… Aller, je vous emmène !

20 millions de pixels sous les mers

Ma pérégrination commence par l’observation de requins au large de San Francisco en cliquant sur l’onglet « Observation de la vie marine ». Le squale numéro 4009, localisé par satellite grâce à sa balise y est même photographié. C’est une femelle et je peux localiser ses dernières positions. Toutefois, pour lutter contre le détournement de cet outil par des pêcheurs peu scrupuleux, les données sont communiquées avec un léger décalage, ce qui est encore plus appréciable.

De biologiste marin, je me mute en l’espace d’un instant en chercheur d’épaves. Ma quête me mène à quelques encablures de l’ile de Malte sur les traces du navire britannique HMS Maori, coulé lors de la seconde guerre mondiale. Une vidéo de Youtube retrace l’histoire du bateau et montre des images de l’épave : c’est un peu comme si on y était.

A la recherche d’un spot de surf, j’arrive à Tahiti. Enfin, sur les traces de Cousteau, dont les expéditions sont retracées, j’arrive sur l’île Europa, dans le canal du Mozambique. Passionnant, d’autant que les points localisés sont enrichis de liens vers Wikipedia, qui permettent ainsi d’en connaître un peu plus sur le lieu visité.

Bon, aller, je remonte à la surface et vous laisse découvrir par vous-même toutes les fonctionnalités de Google Earth 5.0. Pour le télécharger, vous pouvez aller ici !

Appartements pour réfugiés climatiques

janvier 28, 2009

lilypadNom de code : Lilypad. Non, il ne s’agit pas là du nom d’une héroïne de jeux vidéos ; Lilypad est un projet fou, encré dans la réalité du logement des futurs réfugiés climatiques. Ainsi que l’annonce le dernier rapport du Giec (publié en 2007), le niveau de la mer devrait augmenter de 18 à 59 cm d’ici à la fin du siècle. Selon l’OCDE, ce seraient 150 million de personnes qui seraient menacées par cette montée des eaux. Jeune architecte belge, Vincent Callebaud a imaginé une cité, flottante, pour loger ces futurs réfugiés climatiques. Cet Ecopolis amphibie pourrait accueillir 50 000 habitants dont les logements seraient construits autour d’une lagune d’eau désalinisée. Rien n’a été laissé au hasard puisque cette réserve d’eau servirait de ballastage. En intégrant différentes énergies renouvelables (solaire, thermique et énergies photovoltaïque, énergie éolienne, hydraulique, marémotrice centrale électrique, d’énergie osmotique, phytopurification, biomasse), serait autosuffisante, et pourrait même se permettre le luxe de produire plus d’énergie qu’elle n’en consommerait. Cerise sur le gâteau, Lilypad serait aussi entièrement biodégradable et le recyclage y serait la norme.