Posted tagged ‘océan’

Du vin à la mer

mars 31, 2009

Si cela est écologique, là n’est pas la question : l’information est cocasse et mérite seulement d’être connue ! Il était une fois un ostréiculteur de 28 ans, Nicolas Labarthe, et un jeune viticulteur, Franck Labeyrie, 32 ans. Tous deux perpétuaient la lignée professionnelle de leur famille, l’un dans l’ostréiculture, l’autre dans le vin…

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Le 30 mars dernier, dans le bassin d’Arcachon, ils ont décidé d’unir leur destin ! Le premier a plongé dans les eaux claires de son parc à huitres, le breuvage du second pour une expérience aussi originale qu’audacieuse. « Je souhaite utiliser la technique ostréicole pour élever mon vin, laisser les bouteilles subir les mouvements des marées dans une température constante », a expliqué le jeune viticulteur au journal Sud-Ouest. Les crus (Sauvignon et Graves notamment) vont ainsi demeurer dans l’océan durant quatre mois, près de l’île aux oiseau, un site protégé. Les 2 000 bouteilles déposées dans l’eau à la façon des huîtres sortiront de la mer dans quatre mois et seront dégustées, pour les premières bouteilles, au salon Vinexpo en juin prochain. Le reste sera vendu aux restaurateurs du bassin d’Arcachon pour accompagner leurs compagnes d’immersion : les huîtres !

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150 scientifiques s’engagent contre l’acidification des océans

février 4, 2009

A la surface de la terre, nous avons à composer avec les gaz à effet de serre et une augmentation effrénée du taux de CO2 dans l’air. Sous les eaux, cette pollution se répercute par une acidification croissante des océans.

Cette acidification des océans est provoquée par l’absorption par la mer du Co2 produit par les activités humaines. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 22 millions de tonnes de dioxyde de carbone absorbés chaque jour par la grande bleue, soit une augmentation de 30% depuis le début de la révolution industrielle (le début du XIXème siècle en France). Plus précisément, les émissions de Co2 à la surface de la terre correspondent à 11kg par personne et par jour. Cela correspond à un peu moins de 15 litres d’essence par personne ! (un litre correspond à 0,755kg) La mer absorbe un quart de ces rejets. Selon un rapport de l’Unesco, cette acidification rapide pourrait être très néfaste aux récifs coralliens, qui abritent près d’une quart des poissons des océans du monde.

Pour avertir l’opinion publique et les dirigeants, 150 scientifiques de 26 pays ont signé le 30 janvier dernier la déclaration de Monaco, issue d’un Symposium international sur l’Océan. Cet événement, organisé par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO avait réuni 250 scientifiques. « La chimie des océans joue un rôle si essentiel et les changements qui l’affectent sont si rapides et si graves que leurs effets sur les organismes semblent désormais inévitables », a déclaré James Orr du Laboratoire de l’environnement marin de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et président du symposium. « La question maintenant est de savoir quelle sera l’ampleur des dégâts et à quelle vitesse ils se produiront » a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus, je vous conseille ce lien : http://www.ocean-acidification.net/

Flipper super chef

février 3, 2009

Saviez-vous que les dauphins étaient de fins cuisiniers ? Si si ! Une étude de chercheurs de l’université de Exeter en Angleterre réalisée sur une femelle grand dauphin de l’océan Indien a démontré que le mammifère se livrait à une petite cuisine de sa proie (une seiche) avant de le déguster.

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Entendez : le dauphin immobiliserait sa prise avant de lui briser son os d’un coup sec. A l’aide de son bec, le cétacé ferait ensuite couler l’encre de la seiche avant de la trainer sur le sable pour soustraire l’os et procéder ensuite à la dégustation de sa proie.

Si cela semble anecdotique à première vue, il est important de préciser que c’est un comportement « impressionnant », selon les mots du rapport d’étude, pour un non-primate.

Lors d’autres observations réalisées en 2005, des chercheurs avaient déjà montré que les dauphins étaient capables d’apprendre en groupe et d’utiliser des outils. Une femelle avait en effet été observée enseignant à son petit comment « cueillir » une éponge et s’en servir pour se protéger le rostre avant de sonder le sol sableux.

Water World

février 3, 2009

Après avoir révolutionné le monde de la cartographie et permis à tous de s’offrir un voyage dans la dimension 3D en quelques clics, Google nous invite depuis hier à plonger dans tous les océans du monde.

Il y a eu la Terre, la Lune et Mars. Aujourd’hui, c’est le monde sous-marin qui est à portée de souris. La planète bleue dévoile en effet les dessous de sa ligne d’horizon dans la nouvelle version 5.0 de Google Earth.

Google Earth

Google Earth

Chic, en ce temps maussade, j’irais bien piquer une petite tête dans le Pacifique… Aller, je vous emmène !

20 millions de pixels sous les mers

Ma pérégrination commence par l’observation de requins au large de San Francisco en cliquant sur l’onglet « Observation de la vie marine ». Le squale numéro 4009, localisé par satellite grâce à sa balise y est même photographié. C’est une femelle et je peux localiser ses dernières positions. Toutefois, pour lutter contre le détournement de cet outil par des pêcheurs peu scrupuleux, les données sont communiquées avec un léger décalage, ce qui est encore plus appréciable.

De biologiste marin, je me mute en l’espace d’un instant en chercheur d’épaves. Ma quête me mène à quelques encablures de l’ile de Malte sur les traces du navire britannique HMS Maori, coulé lors de la seconde guerre mondiale. Une vidéo de Youtube retrace l’histoire du bateau et montre des images de l’épave : c’est un peu comme si on y était.

A la recherche d’un spot de surf, j’arrive à Tahiti. Enfin, sur les traces de Cousteau, dont les expéditions sont retracées, j’arrive sur l’île Europa, dans le canal du Mozambique. Passionnant, d’autant que les points localisés sont enrichis de liens vers Wikipedia, qui permettent ainsi d’en connaître un peu plus sur le lieu visité.

Bon, aller, je remonte à la surface et vous laisse découvrir par vous-même toutes les fonctionnalités de Google Earth 5.0. Pour le télécharger, vous pouvez aller ici !

Interview d’Olivier de Kersauson

janvier 20, 2009

oceans_songsJournaliste pour le magazine « Temps Libre », j’ai eu l’occasion d’interviewer Olivier de Kersauson pour la sortie de son dernier livre « Ocean’s songs » (paru aux Editions du Cherche-Midi).

Voici un petit extrait :

Dehors, il fait tempête. J’ai rendez-vous avec Olivier de Kersauson dans son hôtel parisien, à deux pas des Champs-Elysées. Dans le confort douillet du salon, loin de cette image d’homme bourru qui lui colle à la peau, c’est un poète aux paroles sensibles qui évoque sa vie de marin et son port d’attache ad vitam aeternam : les océans.

“Ocean’s songs” retrace votre vie. Après 40 ans de navigation, est-ce l’heure du bilan ?
Non, car les choses ne sont pas finies ! (rires) C’est un regard que je porte sur le monde maritime et les raisons pour lesquelles j’ai été capté par les océans. Je trouvais aussi intéressant de parler de la mer car aujourd’hui, à part nous, les navigateurs, plus personne ne la regarde. Sa forme, le clapot, la houle, les nuages, la température : ce monde est extraordinaire, pas monotone. Pourtant, pour beaucoup de gens c’est un truc bleu en face de leur transat.

Envie de lire la suite ? Rendez-vous ici !

Trop de bruit dans l’océan ?

octobre 8, 2008

Vous souvenez-vous de Jojo le mérou, le poisson-star du « Monde du silence » et de sa valse cocasse avec Cousteau ?
Loin de cette vision idyllique, la quiétude de sa vie sous-marine n’est plus. « Aujourd’hui, il n’y a aucun endroit au monde qui ne soit pas pollué par ces sources sonores artificielles dans la mer » explique Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques (LAB) de l’Université Polytechnique de Catalogne (UPC). Le vacarme permanent provoqué depuis une centaine d’années par les bateaux à moteur, les forages, les sonars militaires et les sondages sismiques de recherche pétrolière a conquit la totalité des espaces sous-marins : un drame pour toute la faune sous-marine et notamment pour les cétacés.

En effet, alors que l’oreille humaine ne perçoit que 10% des sons aquatiques, les baleines et cachalots voient leur système de détection perturbé et peuvent ainsi  perdre leur sens de l’orientation et entrer en collision avec des navires ou s’échouer sur les côtes. Plus grave encore, Gustav Landin, chef du programme pour le milieu marin de l’UICN, assure qu' »une baleine peut être tuée instantanément par un son très violent », d’une intensité de 230 à 240 décibels. La déflagration d’une explosion sous-marine peut ainsi tuer les cétacés dans un rayon de 1 à 2 kilomètres souligne Michel André. Il y a donc urgence.

Bonne nouvelle : au printemps 2009, une vaste expédition scientifique à bord du voilier « Fleur de passion », lancée par la fondation suisse Antinéa et en partenariat avec l’UICN,  va être lancée afin de procéder à un état des lieux des océans.

A cette occasion, un programme intitulé « 20.000 sons sous les mers » devrait permettre d’établir une cartographie acoustique mondiale des océans.

D’après dépêche AFP du 8 octobre 2008.

Un chercheur qui a du nez

septembre 5, 2008

Je peux peser jusqu’à 4 tonnes, je mesure 6 mètres, porte une robe grise, réalise des mesures océanographiques et suis capable de plonger à plus de 1 500 mètres …. Qui suis-je ? Un océanographe bien portant ? Une machine révolutionnaire ? Non, un espion aussi efficace qu’inattendu : un éléphant de mer!

Afin de réaliser des mesures dans l’Océan Austral, l’un des océans le moins connu et le plus inaccessible du globe, des chercheurs ont équipé une soixantaine de ces gros phoques à trompe de balises Argos miniaturisées. Ainsi que le révèle un rapport publié le 11 août 2008 dans la revue Proceedings of National Academy of Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l’activité philosophique, et fut pendant…) of the USA (PNAS), ces études menées conjointement par des chercheurs du Muséum d’Histoire Naturelle, du CNRS et plusieurs équipes étrangères, permettent d’obtenir des informations inédites sur la température et la salinité du Sud de l’Océan Austral.

Cette méthode tout à fait originale a été initiée dans le cadre de l’Année Polaire Internationale. Les données, toutes inédites, car provenant de zones impraticables pour l’homme, sont transmises en temps réel aux laboratoires de recherche. Elles pourraient permettre aux scientifiques de mieux comprendre la circulation du courant circumpolaire Antarctique et d’analyser l’enrichissement en sel des profondeurs de l’océan en hiver. Transmises à l’Ifremer et à l’Organisation Météorologique Mondiale, ces informations permettent également d’évaluer l’impact du réchauffement climatique sur l’Océan Austral.

C’est en tout cas une belle revanche pour l’éléphant de mer, menacé d’extinction au début du XXème siècle. L’armada de pinnipèdes a d’ores et déjà permis de réaliser plus de 16 500 mesures, grâce à leurs soixante plongées quotidiennes à une profondeur moyenne de 600 mètres. Une autre campagne de ce type est actuellement en préparation en Terre Adélie. Cette fois-ci, les bénévoles sont des phoques de Weddell !